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Études de cas · 12 min de lecture

CollectMyRatings : 120 000 avis Google collectés automatiquement

Trois canaux, trois niveaux de droits, des quotas d'interfaces et une règle non négociable : on augmente le nombre d'avis, jamais leur orientation.

James DumaineFondateur · TikupMedia
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Sommaire· 13 sections
  1. 01À retenir
  2. 02Le point de départ : une vitrine que personne ne tient
  3. 03Le cadrage : ce qu on a décidé de ne pas faire
  4. 04L architecture, brique par brique
  5. 05Le déroulé des dix-huit semaines
  6. 06Les résultats
  7. 07Ce qu on referait pareil, et ce qu on regarderait autrement
  8. 08Combien coûterait un projet équivalent aujourd hui ?
  9. 09Questions fréquentes
  10. 10Glossaire
  11. 11Sources
  12. 12À lire aussi sur le blog
  13. 13Aller plus loin avec nous

TL;DR : réponse rapide

CollectMyRatings automatise la collecte d’avis Google pour les commerces locaux et les réseaux de franchises, livrée en 18 semaines par cinq personnes. Collecte par SMS, courriel et QR code, réponse assistée, tableau de bord par établissement. Résultats publiés : 120 000+ avis cinq étoiles collectés, +605 avis en dix semaines sur un établissement, 6 grandes enseignes.

Pour qui cet article

Vous dirigez un réseau d’établissements, ou vous vendez un service à ces réseaux. Vos points de vente ont des notes inégales, personne ne répond aux avis, et vous cherchez à comprendre ce qu’on automatise réellement et ce qu’on ne doit surtout pas automatiser.

À retenir

  • 18 semaines, 5 personnes : plateforme multi-locataire, collecte multicanale, réponse assistée, tableau de bord par établissement et par réseau.
  • Le multi-locataire à l’échelle d’un réseau n’est pas celui d’un SaaS ordinaire. Il faut trois niveaux : la tête de réseau, l’établissement et l’utilisateur, chacun ne voyant que son périmètre.
  • Le moment de la demande décide de tout. Un avis se demande juste après l’expérience, pas le lendemain. Quelques heures de décalage divisent le taux de réponse.
  • Trois canaux parce qu’ils ne touchent pas les mêmes gens : le SMS pour l’immédiat, le courriel pour les clients identifiés, le QR code pour ceux dont on n’a aucune coordonnée.
  • On n’empêche jamais un client de publier un avis. Conditionner la demande à la satisfaction est interdit par Google et se détecte. Ce qui s’automatise, c’est l’alerte interne pour traiter un problème vite, pas le filtrage de la publication.
  • La réponse assistée fait gagner l’essentiel du temps, parce que répondre à trois cents avis par mois à la main n’est tenable dans aucun réseau.
  • Fourchette d’un projet équivalent aujourd’hui : 70 000 à 120 000 €. Voir combien coûte un SaaS B2B sur mesure.

Pour un commerce local, la fiche Google est devenue la vitrine principale : c’est elle qu’on consulte avant de pousser la porte, et la note qui s’y affiche décide plus souvent que le site. Pourtant, dans la plupart des réseaux, personne n’est responsable de cette fiche, personne ne demande d’avis et personne ne répond.

CollectMyRatings a été construit pour industrialiser ce travail sans franchir la ligne qui sépare la collecte légitime de la manipulation. Voici ce qui a été construit, ce qui a été écarté, et pourquoi la seconde liste compte autant que la première.

Le point de départ : une vitrine que personne ne tient

Un réseau de cinquante établissements a cinquante fiches, cinquante notes et cinquante flux d’avis. La tête de réseau veut une vue consolidée et des standards ; le responsable d’établissement veut qu’on ne lui ajoute pas une tâche quotidienne. Les deux ont raison, et tout le produit tient dans cet équilibre.

L’enjeu n’est pas technique au départ, il est organisationnel : demander un avis au bon moment suppose de savoir qu’une prestation vient de se terminer. C’est pour cela que le produit se branche sur ce que l’établissement utilise déjà, plutôt que de lui demander de saisir quoi que ce soit.

Ce qui se passe aujourd’huiCe que la plateforme doit produireComment
Personne ne demande d’avisUne demande partie automatiquement au bon momentDéclenchement sur un événement réel, pas sur un rappel manuel
On n’a pas les coordonnées de tous les clientsUn canal pour ceux qu’on ne peut pas contacterQR code en point de vente
Personne ne répond aux avisUne réponse rédigée en quelques secondesRédaction assistée, relue et validée par l’établissement
Un avis négatif se découvre trop tardUne alerte immédiate au bon interlocuteurNotification interne dès la réception, sans toucher à la publication
La tête de réseau n’a aucune vue d’ensembleUn tableau de bord consolidéTrois niveaux de droits, du réseau à l’utilisateur

Le cadrage : ce qu’on a décidé de ne pas faire

Le cadrage, la maquette cliquable et le devis ligne par ligne sont livrés sous 48 heures et offerts (notre méthode). Sur ce projet, ce document a surtout servi à poser ce qui ne serait pas construit, car c’est ce qui tient un délai.

Écarté au cadragePourquoiQuand le reconsidérer
Conditionner la demande d’avis à la satisfactionC’est interdit par les conditions d’utilisation de Google, c’est détectable, et cela met en danger la fiche du clientJamais
Publier une réponse sans relecture humaineUne réponse automatique à un client mécontent aggrave la situation au lieu de la réglerJamais
Supprimer ou masquer des avisCe n’est ni possible ni souhaitable. On traite la cause, pas l’affichageJamais
Une application mobile dédiéeLes responsables d’établissement répondent depuis leur téléphone, le web adapté y suffitSi l’usage devient quotidien et hors connexion

Les trois premières lignes forment une seule règle, et elle a été posée avant la première ligne de code : on augmente le nombre d’avis, jamais leur orientation. Un produit qui filtre les clients mécontents avant de leur demander un avis expose son client à une sanction et détruit la valeur de la note qu’il prétend améliorer.

L’architecture, brique par brique

Cinq personnes, dix-huit semaines, un produit vendu à des réseaux : la pile a été choisie pour tenir la montée en charge et les quotas d’interfaces externes, qui sont la vraie contrainte de ce produit.

Trois niveaux de droits, pas deux

Un SaaS classique sépare les entreprises clientes les unes des autres. Ici il en faut un de plus : la tête de réseau voit tous ses établissements, un responsable d’établissement ne voit que le sien, et un utilisateur ne voit que ce qu’on lui a donné. Trois niveaux, et chaque requête doit savoir lequel s’applique.

Cette hiérarchie se décide au premier jour. L’ajouter après coup suppose de reprendre chaque accès aux données dans toute l’application, ce qui est la définition d’une réécriture.

Le déclenchement au bon moment

Un avis se demande dans les heures qui suivent l’expérience, pendant que le souvenir est net et que le client a encore son téléphone en main. Le lendemain, le taux de réponse s’effondre.

Le produit se branche donc sur l’événement réel, fin d’intervention, passage en caisse, sortie d’atelier, plutôt que de demander à quelqu’un de penser à envoyer une demande. Un produit qui ajoute une tâche quotidienne à un responsable d’établissement n’est pas utilisé au bout de trois semaines.

Trois canaux, trois publics

Le SMS atteint le client dans la minute et donne les meilleurs taux de réponse, mais il coûte à l’envoi et suppose un numéro. Le courriel coûte moins cher et convient aux clients identifiés. Le QR code, affiché en point de vente, atteint ceux dont on n’a aucune coordonnée, ce qui est le cas le plus fréquent dans un commerce de passage.

Les trois ne se remplacent pas. Un réseau de restauration rapide vivra surtout du QR code, un garage surtout du SMS, une enseigne avec un programme de fidélité surtout du courriel.

La réponse assistée, relue avant publication

Répondre à trois cents avis par mois à la main n’est tenable dans aucun réseau, et ne pas répondre est pire que de répondre tard. La rédaction assistée propose une réponse qui tient compte du contenu de l’avis, de la note et du ton de l’enseigne.

La règle est stricte : rien ne se publie sans relecture. Une réponse automatique à un client mécontent produit exactement l’effet inverse de celui recherché, et elle se repère immédiatement dans un fil d’avis. L’automatisation fait gagner la rédaction, pas la décision de publier.

Les quotas des interfaces externes

C’est la contrainte technique la plus structurante et la moins visible. Les interfaces de publication des avis, de messagerie et d’envoi de courriels imposent toutes des limites de débit. Un produit qui traite cinquante établissements ne peut pas envoyer ses requêtes à la volée.

La réponse est une file d’attente avec des tentatives espacées et un état par message : envoyé, différé, en échec définitif. C’est du travail invisible, et c’est ce qui sépare un produit qui tient six enseignes d’un produit qui tombe à la première montée en charge.

Le déroulé des dix-huit semaines

Sprints de deux semaines, démo le vendredi. Le découpage suit la chaîne de valeur : collecter d’abord, répondre ensuite, piloter enfin.

Découpage du projet CollectMyRatings en dix-huit semaines : socle multi-locataire semaines 1 à 5, collecte multicanale 4 à 9, réponse assistée 8 à 13, tableaux de bord 12 à 16, montée en charge 16 à 18.
Les deux dernières semaines ne sont pas du confort : la première grande enseigne qui signe apporte d’un coup plusieurs dizaines d’établissements.
PériodeCe qui est livréCe qui est validé
Semaines 1 à 5Socle multi-locataire à trois niveaux, rattachement des fiches d’établissementUn réseau et ses établissements existent, chacun à sa place
Semaines 4 à 9Collecte par SMS, courriel et QR code, file d’attente et gestion des quotasUne demande d’avis part au bon moment, de façon fiable
Semaines 8 à 13Lecture des avis, alertes internes, réponse assistéeUn avis est lu, alerté si besoin, et répondu en quelques secondes
Semaines 12 à 16Tableaux de bord établissement et réseau, exportsLa tête de réseau pilote ses cinquante fiches
Semaines 16 à 18Montée en charge, recette, mise en productionLe produit tient le volume d’une grande enseigne

Les deux dernières semaines ne sont pas du confort. Un produit vendu à des réseaux doit prouver qu’il tient avant d’être vendu, pas après : la première grande enseigne qui signe apporte d’un coup plusieurs dizaines d’établissements et multiplie le volume d’un facteur qu’aucune recette fonctionnelle ne simule.

Les résultats

IndicateurRésultatCe qu’il dit
Avis cinq étoiles collectés120 000+L’automatisation du bon moment produit du volume à l’échelle du réseau
Record sur dix semaines+ 605 avisSur un seul établissement, ce que donne une collecte systématique
Grandes enseignes6Le produit tient la charge et les exigences d’un réseau national

Le deuxième chiffre est le plus parlant pour un dirigeant d’établissement. Six cent cinq avis en dix semaines sur un seul point de vente, ce n’est pas une astuce : c’est ce que donne le fait de demander, systématiquement, au bon moment, à des clients satisfaits qui n’y auraient pas pensé. La grande majorité des avis non écrits le sont parce que personne ne les a demandés.

« On a généré plus de 50 demandes par mois dès le premier trimestre », rapporte un garage partenaire à Toulouse. C’est la traduction commerciale du chiffre précédent : une note qui monte fait monter les appels.

Ce qu’on referait pareil, et ce qu’on regarderait autrement

Pareil : poser la hiérarchie à trois niveaux au premier jour, brancher la demande sur un événement réel plutôt que sur un rappel, et refuser catégoriquement le filtrage des avis. Cette dernière décision a coûté des discussions commerciales et elle protège le client.

Autrement : nous construisons désormais le tableau de bord des files d’attente dès le sprint de collecte, et non à la fin. Sur un produit qui dépend d’interfaces externes à quotas, savoir ce qui est différé et pourquoi est l’écran que l’exploitation ouvre tous les jours.

Combien coûterait un projet équivalent aujourd’hui ?

Entre 70 000 et 120 000 € pour un périmètre équivalent. Trois postes expliquent le niveau : la hiérarchie à trois niveaux, la file d’attente avec gestion des quotas, et les intégrations aux interfaces externes, qui ont chacune leurs règles et leurs limites.

S’y ajoutent des coûts d’exploitation proportionnels à l’usage : chaque SMS se facture à l’envoi, chaque réponse assistée consomme, et l’hébergement suit le nombre d’établissements. Sur ce type de produit, le prix de vente doit être construit à partir de ces coûts variables, pas seulement du coût de développement.

Questions fréquentes

Peut-on demander un avis uniquement aux clients satisfaits ?

Non. Conditionner la demande d’avis à la satisfaction est contraire aux conditions d’utilisation de Google, c’est détectable, et la sanction porte sur la fiche de votre client. Ce que l’on peut faire, et qui est plus utile, c’est être alerté immédiatement d’un avis négatif pour traiter la cause et répondre vite.

Quel canal donne les meilleurs résultats ?

Le SMS, nettement, parce qu’il arrive dans la minute. Mais il suppose un numéro et il se facture à l’envoi. Dans un commerce de passage, le QR code affiché en caisse touche une population qu’aucun autre canal n’atteindrait, et c’est souvent le gros du volume.

Faut-il répondre à tous les avis ?

Oui, et c’est le travail que l’automatisation rend possible. Répondre aux avis positifs coûte quelques secondes et montre qu’un humain lit. Répondre aux négatifs est plus délicat et ne doit jamais être automatique : une réponse générique à une réclamation précise est pire que le silence.

Combien de temps avant que la note remonte ?

Quelques semaines, et cela dépend entièrement du volume existant. Sur une fiche qui compte déjà mille avis, il en faut beaucoup pour déplacer la moyenne. Sur une fiche qui en compte trente, quelques dizaines suffisent, ce qui explique l’effet spectaculaire sur les petits établissements.

Pourquoi trois niveaux de droits plutôt que deux ?

Parce qu’un réseau n’est pas une entreprise cliente ordinaire : la tête de réseau veut piloter sans gérer, et le responsable d’établissement ne doit voir que le sien. Deux niveaux obligent à choisir entre les deux besoins, et le produit devient inutilisable pour l’un ou pour l’autre.

Combien coûte l’exploitation d’un tel produit ?

Elle est proportionnelle à l’usage : envois SMS, rédaction assistée, hébergement par établissement. C’est le point à calculer avant de fixer le prix de l’abonnement, faute de quoi la marge se dégrade au moment précis où le produit marche.

Glossaire

  • Multi-locataire : une seule application sert plusieurs clients dont les données restent étanches. Dans un réseau, il y faut un niveau supplémentaire.
  • Fiche d’établissement : la fiche publique d’un point de vente sur un moteur de recherche, avec sa note, ses avis et ses informations pratiques.
  • Filtrage d’avis : pratique consistant à ne solliciter que les clients satisfaits. Interdite par Google, et sanctionnée sur la fiche concernée.
  • File d’attente : mécanisme qui lisse les envois pour respecter les limites de débit des interfaces externes, avec tentatives espacées et état par message.
  • Quota d’interface : limite de requêtes imposée par un service externe. C’est la contrainte structurante de tout produit qui s’y branche à l’échelle.

Sources

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